Hypnose Ericksonienne

Tout d’abord qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose (hypnose Ericksonienne) est un état de conscience modifié (EMC), soit un état mental différent de l’état de conscience ordinaire (EOC), que nous connaissons tous puisque nous le vivons dans notre quotidien.

Autrement dit, c’est tout état représentant une déviation dans le fonctionnement ou l’expérience subjective du sujet, par rapport aux normes générales de la conscience à l’état de veille. Ainsi un certain nombre de phénomènes connus par notre psyché, tels que le rêve, la méditation, des prises de psychotropes lors d’interventions médicales ou autres états de transe comme dans les très grandes fêtes, sont des phénomènes hypnotiques. A priori vous avez donc tous déjà fait l’expérience de l’état d’hypnose dans votre vie.

Historiquement parlant, l’hypnose est ancestrale, nous retrouvons des traces de l’accompagnement et de la guidance par la parole qui existaient déjà chez les Sumériens, il y a plus de 6 000 ans. Pour la petite parenthèse historique, en 1972 une stèle datant du règne de Ramsès II et relatant une séance d’hypnose complète, fût retrouvée par des archéologues. Il semblerait que le pharaon utilisait ces rituels d’EMC pour mobiliser la ressource et motivation de ses troupes avant le combat. Ce qui tend à prouver que, par le passé, l’emploi de l’hypnose ne fût pas toujours thérapeutique. Ce n’est qu’en 1529 qu’elle va s’inviter dans le corps médical par le biais de Paracelse, Médecin et Alchimiste de l’époque travaillant sur le magnétisme. Puis, cette technique parcourra divers courants de pensée et de pratique, tels la magnétisation de Mesmer ou la technique de suggestibilité de l’Abbé Faria, jusqu’à la fin du XIXème siècle, où l’hypnose s’introduit à l’hôpital grâce au Chirurgien John Elliotson. C’est par la suite le neurologue Charcot qui s’en saisira pour des raisons davantage « spectaculaires » que curatives, ce qui permettra à un autre neurologue plus connu de s’intéresser au phénomène hypnotique : Freud.

Il faut bien admettre qu’après le XIXème siècle, la pratique classique de l’hypnose s’est perdue et a essentiellement été utilisée pour des « spectacles ». La plupart du temps il s’agit de « diriger psychiquement et physiquement le sujet », afin qu’il fasse n’importe quoi et amuse la galerie. Ce contexte prouve que l’EMC peut être extrêmement profond, bien que son utilisation sur le plan éthique reste douteuse car le sujet est mené à un état de dégradation et dévalorisation de lui-même.

Intervient alors Milton Hyland Erickson, Psychiatre du Wisconsin (1920). Il étudie l’hypnose au début de son activité médicale en 1923, notamment dans la contraction de la douleur. Il faut savoir qu’Erickson était un enfant Daltonien atteint d’une grave poliomyélite le paralysant partiellement et créant d’énormes douleurs. Cet évènement va jouer un rôle immense dans son orientation de carrière : en effet, Erickson appris seul à surmonter son handicap par une technique de concentration mentale sur un mouvement minimal, d’une zone du corps nociceptive. Il apprit alors à développer toutes ses capacités physiques autrement mais sûrement.

La conceptualisation de l’hypnose par Erickson :

            Ainsi, Erickson se mit à standardiser cette pratique afin de l’élargir à sa patientèle, déjà accrue à cette époque. Voici un bref rappel de la technique et pratique de cet outil thérapeutique : d’abord Erickson insiste sur la nature introspective et suggestive de la technique hypnotique. Théoriquement parlant, cela consiste à suggérer de façon indirecte au patient de contourner ses propres barrières conscientes durant l’EMC.

Nous utilisons pour cela les techniques de la PNL (programmation neurolinguistique). Ce terme signifie plusieurs choses : Nous parlons de programmation car tout au long de notre vie nous « programmons » des images internes, des représentations, des modèles de pensées, de ressentis ou de comportements, selon une situation donnée. L’aspect neurologique repose sur cette capacité à emmagasiner ces stratégies ou images mentales. Il s’agit alors de l’activité neurologique liée à notre mémorisation et intégration cognitive. Quant à la linguistique, elle fait le pont entre la construction langagière et la structuration de nos pensées.

L’hypnose Ericksonienne est une approche dite « brève », cela signifie qu’elle s’inscrit dans un suivit à court terme. On parle généralement de 5 séances environ, espacées de une à deux semaines chacune.

L’hypnose est particulièrement préconisée pour les indications suivantes : confiance ou estime de soi, comportements addictifs légers (alcoolisme, tabagisme, cannabis etc), troubles psychosomatiques ou alimentaires (boulimie, anorexie corporelle, hyperphagie, allergie, érosions cutanée ou psoriasis…), la préparation aux examens ou performances sportives…

ATTENTION ! Il y a aussi des contre-indications fortes concernant l’hypnose. Voici les principales : les traumatismes (viols, séquestrations, maltraitance, agressions, accidents, chutes, confrontations au réel…), les angoisses primaires (morcellement, anéantissement, désintégration, dissociation, persécution…), le déni ou dénégation de la réalité, le délire, les hallucinations etc.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur l’hypnose Ericksonienne n’hésitez pas à me contacter ou bien à prendre rendez-vous via le formulaire de rendez-vous ou la plateforme Doctolib.

Article par Flavie Peglion – Psychologue clinicienne et hypnothérapeute à Nice